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Lycée M. Eliot à Epînay s/sénart : MOTION adoptée à l’unanimité au C.A. NON à la suppression de la filière STG (future STMG

lundi 19 décembre 2011

Lycée M. Eliot à Epînay s/sénart : MOTION adoptée à l’unanimité au C.A.

NON à la suppression de la filière STG (future STMG)

Par sa structure de taille humaine, les élèves du lycée Maurice Eliot (425 élèves) bénéficient d’un encadrement et d’une formation de qualité qui leur permettent d’étudier dans les meilleures conditions.

Après la suppression de postes, d’options et d’enseignements nombreux,la fermeture de la filière STG au lycée M. Eliot, décidée par le Recteur, privera les élèves d’une offre de formation de proximité et de moyens spécifiques attribués à l’établissement, dont notamment les stages « réussite scolaire ».

L’enseignement et les conditions de formation de la filière STG au lycée M Eliot sont élaborés par le travail d’une équipe expérimentée et stable qui apporte aux élèves des conditions de réussite avec de très bons résultats aux examens et des perspectives d’études supérieures.

Le lycée M. Eliot recrute ses élèves pour une grande partie au sein des quatre communes avoisinantes (Varennes-Jarcy, Quincy-sous-Sénart, Boussy-Saint-Antoine et Epinay-sous-Sénart) et accueille un nombre d’élèves suffisant pour être maintenue (une moyenne de trente élèves sur les cinq dernières années).

La restructuration de l’offre de formation dans le bassin passe t-elle nécessairement par le sacrifice de la filière STG (future STMG) ?

Dans le bassin, la situation n’en sera pas meilleure pour autant ! Les effectifs en STG au Lycée Talma de Brunoy (plus de 1 000 élèves) risquent d’exploser car une seule demi classe supplémentaire serait ouverte pour absorber une partie des élèves déplacés, les autres iraient vers Montgeron. Rappelons nous qu’il y a 22 ans, on ouvrait le lycée Maurice Eliot pour accueillir le trop plein d’élèves de Talma !

Cette suppression fait aussi courir le risque d’une diminution des effectifs des classes de seconde du lycée M Eliot, puisque les parents pourraient choisir d’inscrire leurs enfants dans un établissement possédant la filière STMG afin d’y avoir une place déjà réservée pour la classe de première.

La décision prise par le Recteur de fermer la filière STG au lycée M. Eliot entraînera la baisse d’attractivité de l’établissement, la dégradation des conditions d’étude des élèves et la remise en cause des atouts qui font la spécificité du lycée.

En conséquence, les Associations de parents d’élèves (FCPE, Le Moulin), les représentants des élèves et des enseignants élus du lycée Maurice Eliot, les représentants des collectivités territoriales refusent la suppression de la filière STG (future STMG) et exigent son maintien définitif au sein de l’établissement.



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LE PARTI DE L’ETRANGER

vendredi 11 novembre 2011

Un modèle, l’Allemagne  ? Pour le capital, oui. Pour le reste, vous pouvez vous le garder.

C’est une manie que la bourgeoisie française traîne sous ses bottes depuis deux siècles  : aller chercher à l’étranger le «  modèle  » pour accabler notre nation et son peuple. C’était hier le «  rêve américain  » avec, en passant, escale à Londres chez Mme Thatcher ou M. Blair  : mais patatras, l’histoire et la crise ont balayé ces horizons anglo-saxons  ! Eh bien  ? Aujourd’hui, c’est l’Allemagne qui fait office de nouvel «  eldorado  » exemplaire pour faire la leçon à l’Hexagone  : dans la foulée du président de la République, tout un petit monde d’experts, de «  professeurs  », de spécialistes, d’éditorialistes, de moralistes, lorgnent vers l’est et prennent le train en marche pour Berlin, capitale 
du nouveau «  modèle  ».

Serait-ce que ces bons esprits envient à Mme Merkel le parc des centrales thermiques au charbon qui produisent 44 % de l’électricité allemande et crachent à plein régime, nuit et jour, des tonnes de CO2 aspirées vers les espaces infinis  ? On n’arrive pas à le croire. Comment dit-on «  Ubu roi  » en allemand  ? Là-bas, c’est lui qui règne sur les problèmes d’énergie. Huit réacteurs nucléaires ayant été mis en sommeil, nos voisins nous achètent de l’électricité… qui est d’origine nucléaire  ! Et généralement l’hiver, en période de pointe, c’est nous qui importons d’outre-Rhin… Alors, faudra-t-il pratiquer la coupure  ?

Ou serait-ce que nos germanophiles parisiens envient le destin de quelques hommes politiques allemands  ? M. Schröder, par exemple, qui, son fauteuil de chancelier encore tout chaud abandonné à Angela Merkel en 2006, devient aussitôt un haut dirigeant du géant gazier russe Gazprom, avec revenus dont le secret est éloquent… Ou Joschka Fischer, ancien ministre des Affaires étrangères, grand apôtre des Grünen (les Verts), qui s’en met plein les poches dans un rôle de conseiller de BMW, Siemens, ou le colosse RWE… Évidemment, il nous étonnerait que le peuple de gauche, en France, s’évanouisse d’enthousiasme pour ces modèles-là…

Alors  ? Alors le modèle allemand est paré de quelques plumes de paon par « nos » avocats  : un faible déficit budgétaire, des excédents commerciaux spectaculaires, un taux de croissance soutenu… ce qui vaut à nos voisins d’être les chouchous des féroces marchés financiers, comme on dit. Mais derrière le rideau de scène, la réalité de la société allemande est beaucoup plus rude.. Une expression marque là-bas, au fer rouge, la vérité humaine du «  modèle  »  : c’est ce que l’on appelle « 1 eurojob », autrement dit un emploi payé 1 euro de l’heure  ! Cinq millions de nos voisins disposent de ce privilège qui fait l’admiration des élites de Neuilly-sur-Seine  : ils gagnent 400 euros par mois… Ce sont en général des jeunes gens, des jeunes filles, de jeunes couples, qui dansent avec les loups, les loups de la pauvreté ou les loups du chômage… Et en Allemagne, pas de salaire minimum, la retraite expédiée à l’horizon des soixante-sept ans, les indemnités de chômage soumises à la «  règle d’or  » de la réduction sans retour… Selon un rapport de la Fondation Bertelsmann quand «  l’indice social  » de la France se situe au 8e rang en Europe, celui de l’Allemagne végète 
au 15e rang…

L’ancien ministre Jean-Louis Borloo, que l’on ne peut soupçonner d’être un fanatique de Karl Marx, a observé que, en deux décennies, les revenus du capital ont augmenté d’environ 300 %, dix fois plus que ceux du travail… Dans le même ordre d’idées, en Allemagne, le salariat, comme on dit a perdu 85 milliards au profit du patronat et des financiers…

Claude Cabanes (l’humanité 10/11/2011)



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